Le Clos, comme tous les projets collectifs, est né du désir et du hasard. Ce n’est pas seulement un équipement en construction, ce n’est pas seulement un édifice patrimonial, c’est aussi et avant tout un projet.
Avec la collaboration de la collectivité

Il est né du désir partagé d’hommes et de femmes de tous âges et de tous horizons de faire vivre à Rochefort un lieu inédit où ils mettent en commun leurs savoir-faire et leurs envies pour eux-mêmes et pour les habitants. Ils viennent du monde de l’artisanat, du patrimoine, de l’art plastique, du théâtre ou d’ailleurs et, un peu au même moment, ils aspirent à penser autrement les relations au travail, celles entre artistes et publics, ou, plus largement et avec une naïveté revendiquée, les relations entre les gens. Le Clos Lapérouse, anciens abattoirs de la Marine, édifiés à partir de la fin du 18e siècle alors en déshérence, est le lieu où, par un heureux hasard, convergent leurs idées et leurs envies d’actions. La Communauté d’Agglomération Rochefort Océan (CARO), propriétaire du lieu, accepte de jouer le jeu d’une collaboration avec de simples citoyens. L’association Le Clos (on ne peut pas être créatif tout le temps…) est créée. Une grande originalité de ce tiers-lieu est qu’il compte la collectivité parmi ses membres, travaillant à égalité avec des citoyens bénévoles.
Dès les premiers échanges, en 2019, trois axes structurent la réflexion : culture, convivialité et artisanat. Les mots sont larges, pas très bien définis, et c’est plutôt une qualité. Le Clos se veut un chantier ouvert où de nouveaux venus ne cessent d’apporter de nouvelles idées, de nouvelles compétences. La limite est l’espace disponible ; il faut aussi partager un certain état d’esprit fait de curiosité, de volonté de mélange et de participation à une aventure collective encore à définir.


Les bénévoles actuellement impliqués dans le projet imaginent le Clos tel qu’il sera après des travaux d’investissement financés par la CARO, ce qui devrait nous amener vers 2027-2028 : l’édifice est beau mais il nécessite beaucoup de travaux pour devenir l’espace d’accueil des publics que nous rêvons. Sa résurrection s’inscrit dans une histoire longue : la rénovation de l’arsenal maritime démarre dans les années 1970, avec la corderie en pièce maîtresse, puis ses abords, et plus récemment, le quai et le magasin aux Vivres. C’est désormais au tour de l’îlot de la Vieille forme et du Clos d’être rénové.
Sans attendre, les bénévoles élaborent des événements publics : concerts du service musique actuelles, rencontres slam, soirées d’improvisation théâtrale ou autour du conte, journées du patrimoine audiovisuel, journées des métiers d’art, etc. : la volonté est ici de croiser les pratiques, de mêler les publics. Le Clos accueille également des ateliers partagés autour des métiers du bois où des professionnels comme des particuliers peuvent travailler ; un atelier de céramiste ; un espace d’art-thérapie ; et demain d’autres talents et d’autres pratiques, autour du spectacle, des arts plastiques. Et qui dit public dit, bien entendu, bar et restauration.

